Historique de la construction
(mise à jour le 7 Mars 2015)

L'historique financier se trouve sur cette page

Sommaire

Généralités (retour sommaire)

Pour savoir ce que cela représente aujourd’hui, mettre la souris dessus : un point d’interrogation apparait, puis la valeur (exemple : )

En passant la souris sur les mots soulignés en pointillés, une photo en rapport avec le texte apparaît.(exemple : la croix)

Introduction:(retour sommaire)

La construction d'une église était une nécessité. La décision ayant été prise, l' histoire de cette aventure est liée à trois personnes : l'architecte M.Julien Barbier, l' évêque Mgr Petit de Julleville et le père Tattevin ( ces trois personnes figurent sur le tympan droit).
Le père Tattevin fut un réalisateur étonnant plein de talent et d’idées (y compris pour trouver de l' argent). Tout ou presque dans l'église a pour origine ses suggestions.
Construire un tel ensemble architectural sans autre aide que la bénédiction de l' évêque était un défit que peu de personne aurait relevé. C'est aussi un vrai miracle qu'elle est pu être réalisée en si peu de temps.
En plus de ces trois personnages il ne faut pas bien sûr oublier les très nombreux donateurs sans qui rien n' aurait été possible.


La main d'oeuvre qui a travaillé sur ce chantier était essentiellement dijonnaise. Si M. Barbier était parisien, son collaborateur, M. Oeschin était lui dijonnais.

Avant la construction : (retour sommaire)

Début 1930 Monseigneur Petit de Julleville reçoit à l' évêché le père Tattevin. Il l'informe du manque d'églises sur Dijon, (4 seraient à construire d'après lui), et le charge de s'occuper de ce projet.(son successeur, Monseigneur Sembel, ramènera à 2 le nombre d'églises à bâtir) .


Chapelle rue Boileau

Le 30 novembre 1931, il érige canoniquement la paroisse du Sacré Coeur et nomme l’abbé Louis Tattevin, âgé de 42 ans, curé.
Le 30 juin 1932, Mgr Petit de Julleville achète à la ville de Dijon un terrain de 10 981 m2 à 12 francs le m2 en vue de la construction de l’église dans le quartier de la maladière.
Le père Tattevin habite au 10 bis de la rue Regnard où il a aménagé une petite chapelle pour dire sa messe quotidienne.
Le 30 octobre 1932 cette paroisse naissante qui n’a pas encore de lieu de culte se voit offrir pour les offices l’hospitalité d’une chapelle du Tiers Ordre située au rez de chaussée du 10 de la rue Boileau.

 

Début de la construction : (retour sommaire)


<---
6 janvier 1933 premier coup de pioche

 

 

-->
Le 2 avril 1933, jour de la st Quasimodo, pose et bénédiction officielle de la première pierre par Monseigneur Petit de Julleville devant 7000 personnes. Les enfants sur trois rangs forment une chaîne au bord de la longue ligne blanche qui marque l' emplacement des murs de la future église.

 

Le 8 juin 1933 les fondations surgissent de terre.

En attendant l'église, la paroisse s' organise : (retour sommaire)

Le 29 octobre 1933 a lieu la bénédiction de la grande chapelle provisoire rue Aristide Bridant (qui deviendra plus tard salle de spectacle puis le « Ciné Maladière » et qui sera supprimée à l'occasion de la création du CUCDB).
Fin 1933 dès que les bâtiments situés à l' angle de l’avenue A.Briand et de la rue La Fontaine sont construits, le père Tattevin y emménage. Il y reste jusqu'à la construction du presbytère en octobre 1937 (date à laquelle son adresse change une nouvelle fois sur le bulletin paroissial.)
Il y habite au rez de chaussée. Ses deux vicaires ont chacun un appartement au dessus (un par étage).La salle de bain est commune (au premier étage en face l'escalier, c'est maintenant la salle de bain du curé, la porte donnant sur l'escalier est condamnée)).

Construction de l'église: (retour sommaire)

En juin 1934 les murs latéraux et l'abside sont parvenus à leur hauteur définitive.
Le clocher progresse de quarante centimètre par jour. Le 5 juillet il s'élève à 17 mètres.

Le 1er octobre 1934 la croix est posée sur le clocher. Le 5 c'est au tour du coq de rejoindre son perchoir à 54 m de haut.
La bénédiction de la croix et du coq du clocher ont lieu le 14 octobre à 16 heures. Elle est faite par l'évêque Monseigneur Petit de Juleville.

C'est encore lui qui bénit , le 31 mars 1935 à 14h, la première cloche du Sacré Coeur (devant 3500 personnes) . Elle s' appelle Marguerite- Marie en souvenir de la sainte Visitandine et pèse 930 Kilos (coût 11 500 francs).
Lorsque cette cloche a sonné pour la première fois une paroissienne se rappelle que la maîtresse de sa classe a ouvert les fenêtres pour que les écoliers l'entendent mieux.

La couverture a coûté 350 000 francs (poutres en ciment, solives, lattes, pose, zinguerie). Elle nécessite 70 000 tuiles qui sont posées durant l' hiver 1934-1935

La coupole a été réalisée en 15 jours par 4 ouvriers italiens sans échafaudage, en montant en même temps les côtés, par rangée.(il y avait juste des poutres fixées sur les murs.
La coupole intérieure a demandé 50 000 briques et a représenté une somme de 250 000 francs. Elle est terminée durant l' hiver 1935-1936.
En même temps a lieu la souscription pour les 80 vitraux (de 1 000 francs à 5 000 francs selon le vitrail).

La première messe a lieu le 14 février 1937 dans la nouvelle église

La deuxième messe est célébrée le 21 février 1937 pour la bénédiction de la deuxième cloche
Celle ci s' appelle « la Bourguignonne », (comme celle de Montmartre "La Savoyarde") . Elle pèse 2 400 Kilos et est offerte par le diocèse. Elle est bénie par son excellence Monseigneur Petit de Juleville.

En mai 1937, les piliers et les chapiteaux sont en cours d' achèvement. Le maitre-autel, les deux ambons, la table de communion (faite avec des pièces de bronze fondues)et les deux autels latéraux vont être mis en place. Cette même année Sylvaine Collin réalise la fresque du transept.

Consécration :(retour sommaire)

Enfin le mardi 10 mai 1938, l’édifice est terminé et le nouvel évêque, Monseigneur SEMBEL, devant une foule considérable, consacre la nouvelle église, en présence de l'archevêque de Rouen monseigneur PETIT DE JULEVILLE, l'Evêque de Montpellier Monseigneur BRUNHES, l'Evêque d'Autun et de Paray le Monial, Monseigneur CHASSAGNON, le vicaire apostolique du Dahomey monseigneur PARISOT et Très révérend Père Dom Godefrot BELORGEY, abbé auxiliaire de Citeaux .La cérémonie dure de 7h30 à 13h30.
A cette occasion les enfants de l'école, qui l'ont demandé à leur instituteur (trice) et au directeur, ont pu avoir congé.

Le jeudi 12 mai, la deuxième messe est célébrée à la mémoire des bienfaiteurs de l'église.
Dans les journaux de ce même jour à Dijon ("le bien public", "le progrès de Côte d'Or" et "l'Est Républicain") et même à Paris la consécration de cette église est mentionnée.
Le dimanche 15 mai est la journée réservée à la paroisse. Mgr Sembel étant absent c'est Mgr Parisot qui célèbre la messe pontificale. Il y a au moins 1800 paroissiens qui participent à cette cérémonie (et tous n'ont pas pu y assister).

Pendant les 6 années de travaux, il n'y a eu aucun accident parmi les ouvriers.
A l'époque les dettes s'élèvent à 400 000 francs et beaucoup d’aménagements restent à faire.En décembre 1938 les frais de fonctionnements annuels se montent à 60 000 francs (traitement des vicaires, des infirmières, les frais du dispensaire, d'eau, de chauffage, d'éclairage, les frais de culte et d'entretien intérieur de l'église et les impôts) Dans cette sommes l'entretien extérieur de l'église et des bâtiments annexes n'est pas compris.

 

Pendant la guerre : (retour sommaire)

La maison Merklein de Lyon est sollicitée pour la construction des orgues, mais la guerre de 39/45 interrompit le projet et de nombreux tuyaux sont cachés chez des paroissiens.

La statue de sainte Thérèse de Lisieux (1,20 m)arrive par le train en décembre 1939.C'est la réplique de celle de la cathédrale de Paris(l'original en marbre se trouve à Charleux dans la Loire).
La deuxième quête de chaque messe de Noël (7h, 9h et 10h) est faite pour l'achat de matériaux isolant à placer sous les tuiles (afin que la voûte se refroidisse moins vite) coût estimé : 25 000 francs .

Début 1940 un isolant est posé sous le toit : coût : 400 000 francs (bulletin paroissial 12/1939)
A cette même époque toutes les chaises ne sont pas encore payées.
Il faut trouver plus de 10 000 francs pour le chauffage (achat, installation de poêles et chauffage des deux salles de catéchisme, des deux patronages et de la crypte . En janvier seuls 2 105 francs ont été trouvés.
Sur la fresque de la crypte les disciples sont l'un en bleu, l'autre en rouge et le Christ au milieu est en blanc
En mars 1940 le chemin de croix est posé.
En 1941 le père Tattevin fait réaliser la fresque du coeur Il apparaît sur celle ci (à gauche) devant le drapeau français. Et cela a lieu durant l'occupation allemande.
Il réussi à se faire livrer la statue de saint Joseph par une camionnette allemande !!
C'est à cette période que la chapelle de la Sainte Vierge est ajoutée (à droite de celle du Sacré Cœur).
Les petites mosaïques dorées sont posées sur les murs dès leur arrivée (afin que les allemands ne puissent pas les voler).

Durant l'occupation le reste des statues sont commandés, le baptistère est décorée,, 14 lampadaires en fer forgé avec des motifs en bronze doré sont posés dans la nef (poids de chacun : 120 kg)

Le Sacré Coeur faillit être en partie détruit la veille de la libération de DIJON le 10 septembre 1944 à cause de l'explosion d' un train de munitions .

Après la guerre : (retour sommaire)

Les deux dernières cloches sont posées en février 1945; Pendant la guerre elles avaient été cachées sous l'église

Les orgues sont inaugurées le 23 novembre1947 à 15 heures par monseigneur Sembel (en présence du chanoine Kir et de 2000 auditeurs). Elles se composent de deux orgues : les grandes et celles d'accompagnement.(voir le détail)

La sous toiture est le lambrissage qui permet de soustraire au poids de la neige les voûtes légères de l'église. Celle ci n'avait pas été prévue initialement. Elle est réalisée durant l'été 1948.
1949 : pose des soubassements en marbre rouge des pyrénées
A cette même période il faut déjà refaire la peinture des portes extérieures, des fenêtres et des grilles.
Les tympans extérieurs sont réalisés en 1949.
En 1952 , l’horloge avec ses 3 cadrans est mise en place.

Après l' achèvement du Sacré Coeur: (retour sommaire)

De la souscription pour la construction de l’église, il reste un reliquat dont une partie sert à la construction de la chapelle Saint Jean Bosco dans le quartier des Varennes.
La construction commence en janvier 1957 et la chapelle est inaugurée le 29 janvier 1961;
Le coût total de la construction s' est élevé à 40 000 000 francs

.

  Monseigneur Tattevin a ainsi terminé brillamment sa mission.


Épilogue : (retour sommaire)

Mais rien n' est jamais vraiment fini dans ce quartier. Le 4 mai 2003 est inauguré le centre Decourtray avec son oratoire. Mais cette fois ci les soucis de la construction n'ont pas reposé sur les épaules du curé du Sacré Coeur, mais sur celles des compagnons bâtisseurs.

Sur ce site vous pouvez voir aussi les différentes parties de cette église dans leur état actuel, avec des pages spéciales pour le clocher, le baptistère et la fresque au dessus de l' entrée du baptistère.

Retour page précédente        Retour accueil